L’essentiel
- Indicateur conjoncturel de fécondité 2025 (France)
- 1,56
- France métropolitaine 2025
- 1,53
- Union européenne 2024
- 1,34
- Naissances en 2025
- 645 000
Source : Insee, Bilan démographique 2025 (janvier 2026) et « Les naissances en 2025 » (juillet 2026) ; Eurostat pour l’UE.
Combien d’enfants par femme en France en 2025 ?
En 2025, l’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) s’établit à 1,56 enfant par femme en France, et à 1,53 en France métropolitaine. Il recule nettement depuis 2010, année où il atteignait 2,03. Il faut remonter à 1918 pour trouver une valeur aussi basse (1,56 en France métropolitaine) ; le minimum historique, 1,23, date de 1916.
Les hommes suivent la même tendance : l’Insee calcule un indicateur de 1,56 enfant par homme en 2025, lui aussi au plus bas depuis la Première Guerre mondiale.
Comment se calcule le nombre moyen d’enfants par femme ?
L’ICF n’est pas le nombre d’enfants qu’ont réellement eu les femmes d’aujourd’hui. C’est le nombre moyen d’enfants qu’aurait une femme tout au long de sa vie si, à chaque âge, elle avait la fécondité observée cette année-là. On additionne pour cela les taux de fécondité de chaque âge, de 15 à 50 ans.
ICF = Σ (naissances de mères d’âge a ÷ nombre de femmes d’âge a)Somme des taux de fécondité par âge, sur une même année
Exemple simplifié, avec des groupes d’âges de 5 ans
Supposons des taux annuels de 1 enfant pour 100 femmes à 15-19 ans, 5 à 20-24 ans, 9 à 25-29 ans, 11 à 30-34 ans, 6 à 35-39 ans et 1,5 à 40-44 ans. Somme : 1 + 5 + 9 + 11 + 6 + 1,5 = 33,5 enfants pour 100 femmes et par an. Chaque groupe couvre 5 années de vie : ICF = 33,5 × 5 ÷ 100 = 1,675 enfant par femme.
Parce qu’il photographie une seule année, l’ICF baisse quand les femmes retardent leurs maternités, même si elles finissent par avoir autant d’enfants. La mesure réelle est la descendance finale, connue seulement quand une génération atteint 50 ans.
Évolution depuis 1995
| Année | Enfants par femme |
|---|---|
| 1995 | 1,73 |
| 2000 | 1,89 |
| 2005 | 1,94 |
| 2010 | 2,03 |
| 2015 | 1,96 |
| 2020 | 1,82 |
| 2023 | 1,65 |
| 2024 | 1,61 |
| 2025 | 1,56 |
Champ : France métropolitaine et départements d’outre-mer hors Mayotte jusqu’en 2013, France entière ensuite. Selon l’Insee, le nombre de femmes de 20 à 40 ans ne diminue plus depuis 2016 : la baisse des naissances depuis cette date s’explique donc uniquement par le recul de la fécondité.
Quels âges sont concernés par la baisse ?
La baisse touche surtout les femmes de moins de 35 ans. Entre 2005 et 2025, le taux de fécondité des femmes de 25 à 29 ans est passé de 12,8 à 8,2 enfants pour 100 femmes par an. Celui des 30-34 ans, longtemps stable, recule depuis la fin des années 2010 : 10,8 en 2025 contre 12,9 en 2015. Chez les 35-39 ans, il se stabilise à 6,6 pour 100. Ce report des naissances se lit aussi dans l’âge moyen au premier enfant, qui dépasse 29 ans.
Combien d’enfants les femmes ont-elles vraiment ?
Pour toutes les générations nées jusqu’en 1985, la descendance finale atteint ou dépasse 2 enfants par femme, selon l’Insee : la baisse de l’ICF observée pour ces générations traduisait surtout un décalage de l’âge à la maternité. Pour les plus jeunes, la situation change. À 30 ans, les femmes nées en 1965 avaient eu 1,30 enfant en moyenne, celles nées en 1985 1,10, celles nées en 1990 1,00 et celles nées en 1995 0,85.
D’après les projections de population de l’Insee de 2026, la descendance finale atteindrait 1,93 enfant pour les femmes nées en 1990 (entre 1,89 et 1,98 selon les hypothèses) et 1,74 pour celles nées en 1995 (entre 1,63 et 1,87). Le seuil de remplacement des générations, sans migrations, est d’environ 2,1 enfants par femme dans les pays à faible mortalité.
La France comparée à l’Europe
Malgré sa baisse, la fécondité française reste parmi les plus élevées de l’Union européenne. En 2024, dernière année disponible pour l’ensemble de l’UE, la France (1,61) se classe deuxième derrière la Bulgarie (1,72), alors que la moyenne de l’UE est de 1,34.
| Pays | 2014 | 2024 |
|---|---|---|
| Bulgarie | 1,62 | 1,72 |
| France | 2,00 | 1,61 |
| Belgique | 1,74 | 1,44 |
| Suède | 1,88 | 1,43 |
| Allemagne | 1,47 | 1,36 |
| Italie | 1,38 | 1,18 |
| Espagne | 1,32 | 1,10 |
| Malte | 1,38 | 1,01 |
| UE à 27 | 1,54 | 1,34 |
La baisse de la natalité, conjuguée au vieillissement, a fait passer le solde naturel de la France sous zéro en 2025 : plus de décès que de naissances, une première depuis 1945. Elle contribue aussi à la hausse de l’âge moyen de la population. Voir aussi la taille moyenne des ménages. Les autres jalons de la vie familiale, comme l’âge moyen au mariage et la durée moyenne d’un mariage, ont leurs propres pages, de même que l’âge moyen de départ à la retraite, dont le financement dépend aussi de la démographie.
Questions fréquentes
Quel est le taux de natalité en France ?
Le taux de natalité rapporte les naissances à la population totale : 645 000 naissances en 2025 pour 69,1 millions d’habitants au 1er janvier 2026, soit environ 9,3 naissances pour 1 000 habitants. Il ne faut pas le confondre avec l’ICF, qui ne concerne que les femmes en âge d’avoir des enfants.
La France a-t-elle la fécondité la plus élevée d’Europe ?
Plus depuis 2023 : la Bulgarie la devance (1,72 contre 1,61 en 2024). La France reste deuxième de l’Union européenne.
Quel nombre d’enfants faut-il pour renouveler les générations ?
Environ 2,1 enfants par femme, en l’absence de migrations, pour compenser la mortalité avant l’âge adulte et le fait qu’il naît un peu plus de garçons que de filles.